Le marché immobilier parisien aborde le printemps 2026 dans une configuration sensiblement différente de celle observée fin 2023. Après deux années marquées par le repli des volumes et la correction des prix, les indicateurs publiés par la Chambre des Notaires de Paris pour le troisième trimestre 2025 confirment une reprise nette de l'activité, sans rebond brutal des prix.
Pour les acheteurs, cette configuration ouvre une fenêtre intéressante : davantage de biens disponibles, des vendeurs plus enclins à la négociation, et un coût du crédit qui reste contenu après la détente de fin 2025. Voici l'état des lieux factuel, données officielles à l'appui.
Les volumes de transactions repartent nettement
Selon le communiqué de la Chambre des Notaires de Paris publié le 20 novembre 2025, l'Île-de-France a enregistré 35 170 ventes au troisième trimestre 2025, soit une hausse de 13 % sur un an. Sur les douze derniers mois cumulés, le total atteint 121 790 transactions, en progression de 11 % par rapport à l'année précédente.
Cette reprise concerne particulièrement les appartements (plus 12 % de volume en un an au niveau régional) et plus encore les maisons en Grande Couronne (plus 18 %). À Paris intramuros, le marché des appartements anciens suit la même tendance, avec une fluidité retrouvée après deux années de quasi-paralysie.
Notre lecture de terrain : les biens correctement positionnés en prix trouvent à nouveau preneur en quelques semaines, là où ils restaient parfois six mois sans offre sérieuse en 2024. À l'inverse, les biens encore surévalués continuent à s'enliser. La sélection naturelle s'opère désormais sur la qualité de la mise en marché, pas seulement sur la qualité du bien.
Des prix qui se stabilisent autour de 9 700 € le m² à Paris
Toujours selon les notaires parisiens, le prix moyen des appartements anciens s'établit à 9 700 € le mètre carré à Paris au troisième trimestre 2025. À l'échelle francilienne, les prix des appartements progressent de 1,3 % sur un an, marquant la fin de la phase de baisse observée entre 2022 et le début 2025.
Cette moyenne masque évidemment des écarts significatifs entre les arrondissements parisiens, écarts que nos chasseurs constatent quotidiennement. Pour une comparaison fine quartier par quartier, la carte des prix interactive publiée par la Chambre des Notaires de Paris reste l'outil de référence, alimentée par les transactions effectivement signées chez notaire.
La Chambre anticipe pour 2026 une consolidation progressive du marché, avec une stabilisation des prix qui devrait se poursuivre. Pour les acheteurs hésitant à se positionner, cela signifie que l'argument d'attente d'une baisse supplémentaire perd progressivement de sa pertinence.
Côté financement : des taux stables après la détente de 2025
Sur le crédit, après la baisse marquée observée tout au long de 2025, le printemps 2026 marque une pause. Selon le baromètre Meilleurtaux, le taux moyen sur 20 ans s'établissait à 3,23 % en mars 2026. CAFPI relève un taux moyen de 3,26 % sur la même durée, et Crédit Logement-CSA 3,21 % à fin mars.
Les meilleurs profils accèdent encore à des taux autour de 3,00 % sur 20 ans, voire légèrement en dessous selon les régions et les établissements bancaires. La Banque centrale européenne a confirmé le maintien de ses taux directeurs lors de sa réunion du 30 avril 2026, ce qui maintient les barèmes bancaires sur leur palier actuel.
Cette stabilité change la perspective. Là où, fin 2024, beaucoup d'acheteurs préféraient attendre une nouvelle baisse, l'horizon de gain s'amenuise. Une fenêtre étroite reste ouverte pour acheter avant un éventuel rebond des prix, dans un contexte de financement encore accessible pour les dossiers solides.
Notre lecture pour les acheteurs au printemps 2026
La conjoncture actuelle est favorable aux acheteurs qui combinent trois caractéristiques : un projet mûr (budget validé, secteurs ciblés, situation professionnelle stable), un dossier de financement solide, et une capacité à décider rapidement quand le bon bien se présente. Les biens de qualité repartent vite, parfois en quelques jours, dès qu'ils sont correctement positionnés.
Pour les acheteurs encore en phase de réflexion, l'attentisme reste défendable, mais moins payant qu'il y a un an. La détente des prix touche probablement à sa fin, et la prochaine variation significative se fera plus vraisemblablement à la hausse qu'à la baisse, en cohérence avec la consolidation du marché annoncée par les notaires.
Côté Flat Hunter, nous observons depuis janvier une accélération des recherches confiées par nos clients, en particulier sur le segment 600 000 à 1,2 million d'euros. La concurrence sur les biens de qualité réapparaît, et la capacité à se positionner avant les acheteurs particuliers fait à nouveau la différence. C'est précisément le terrain sur lequel nos équipes apportent leur valeur depuis 1998.