chasseur d'appartement

Expatriés 13 min de lecture · Mis à jour le 12 juin 2026

Acheter à Paris depuis l'étranger

Expatrié ou investisseur international, vous pouvez acheter à Paris sans jamais poser le pied dans l'agence. Financement non-résident, visites en visio, signature par procuration et fiscalité 2026 : le mode d'emploi complet d'un chasseur, chiffres et sources officielles à l'appui.

Par l'équipe Flat Hunter · Premier chasseur d'appartement à Paris depuis 1998

9 600 €/m²

Prix moyen de l'appartement ancien à Paris (Notaires du Grand Paris, T1 2026)

20-30 %

Apport généralement exigé d'un emprunteur non-résident

7,5 %

Prélèvements sociaux si vous êtes affilié à la sécurité sociale de l'EEE ou de Suisse (sinon 17,2 %)

30 %

Part des ventes parisiennes conclues en off-market

À retenir

  • Aucune restriction de nationalité ni de résidence pour acheter en France : le seul vrai contrôle porte sur l'origine des fonds, vérifiée par le notaire.
  • Le financement non-résident est plus exigeant : apport de 20 à 30 % (jusqu'à 40 % hors UE), taux majoré de 0,1 à 0,4 point, et souvent un nantissement d'épargne en garantie.
  • On signe sans venir : compromis par signature électronique avec rétractation de 10 jours, puis acte authentique signé par procuration notariée.
  • La fiscalité se prépare : prélèvements sociaux de 17,2 % (ou 7,5 % si vous êtes affilié à la sécurité sociale d'un pays de l'EEE ou de Suisse), IFI au-delà de 1,3 M€, plus-value à 36,2 % à la revente.
01

Paris, valeur refuge qui ne se dément pas

Première bonne nouvelle, et elle surprend souvent : il n'existe en France aucune restriction à l'achat immobilier pour un étranger ou un non-résident. Pas d'autorisation préalable, pas de condition de nationalité, pas de visa exigé pour devenir propriétaire. Un résident de New York, de Singapour ou de Dubaï achète à Paris dans les mêmes conditions juridiques qu'un Parisien. La seule véritable formalité, rappelée par les notaires, tient à la justification de l'origine des fonds, sur laquelle nous reviendrons.

Reste la question qui décide tout : Paris vaut-elle encore le détour en 2026 ? Après la correction de 2023 et 2024, le marché s'est stabilisé. Le prix moyen de l'appartement ancien tourne autour de 9 600 €/m² (Notaires du Grand Paris, premier trimestre 2026), sous la barre symbolique des 10 000 €, les taux de crédit sont redescendus entre 3,26 et 3,41 % sur vingt ans, et les acheteurs internationaux sont de retour. Dans les agences de prestige, ils représentent désormais un quart à un tiers des ventes, concentrés sur les 7e, 16e et 15e arrondissements, avec une clientèle venue des États-Unis, d'Asie et du Moyen-Orient.

Faut-il pour autant parler de « valeur refuge » les yeux fermés ? Non, et c'est là qu'il faut être lucide. Ce qui protège votre capital, ce n'est pas « un appartement à Paris », c'est le bon appartement : emplacement central, immeuble sain, étage et lumière, rareté réelle. Sur ces biens, la pénurie structurelle de l'offre soutient les prix. Sur un bien mal placé ou mal choisi, le mot refuge ne veut plus rien dire. La nuance est tout le métier.

02

Visiter Paris sans quitter votre fuseau horaire

Le vrai obstacle, à distance, n'est pas juridique : il est physique. Vous ne pouvez pas passer voir un bien le samedi matin, sentir l'humidité d'un rez-de-chaussée, entendre le bruit de la rue à 18 h ou juger la lumière à l'heure réelle. Or à Paris, un bien correctement estimé part en quelques jours. Entre un acheteur sur place qui visite dans l'heure et un acheteur à 6 000 km qui « regarde ses billets d'avion », le second perd presque toujours.

La parade tient en deux outils, devenus un standard chez nous : la visite en visio en direct et le compte rendu structuré. Concrètement, votre chasseur se rend sur place, vous appelle en vidéo (FaceTime, WhatsApp) et filme le bien pièce par pièce, en répondant à vos questions en temps réel : le vis-à-vis que les photos masquent, l'état réel des parquets et des fenêtres, l'exposition, les parties communes, la vue, l'ambiance de la rue. Vous voyez ce que vous verriez vous-même, mais par les yeux d'un professionnel qui sait où regarder.

Suit un compte rendu écrit, photos et vidéos à l'appui : impressions chiffrées, lecture de la copropriété, DPE, derniers procès-verbaux d'assemblée générale, estimation du juste prix au regard des ventes réelles du secteur. Vous arbitrez sur des faits, pas sur une annonce mise en scène. Et le décalage horaire cesse d'être un handicap : le chasseur visite dans la journée parisienne, vous tranchez le soir, chez vous.

03

Le financement non-résident : plus exigeant, pas hors de portée

Les banques françaises prêtent aux non-résidents, mais elles sont nettement plus sélectives. Premier écart : l'apport. Là où un résident peut viser 10 à 20 %, un non-résident doit en général mobiliser 20 à 30 % du prix, et cette exigence grimpe à 30 voire 40 % pour les pays jugés moins stables. Le pays de résidence pèse : États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Allemagne ou pays scandinaves passent plus facilement que des dossiers venus de zones perçues comme risquées. Le taux d'endettement, lui, reste plafonné à 35 % des revenus, assurance comprise, comme pour tout le monde (règle du HCSF).

Deuxième écart : le coût. Un non-résident obtient en général un taux supérieur de 0,1 à 0,4 point à celui d'un résident, sur une base déjà autour de 3,3 % à la mi-2026. Troisième écart, le plus méconnu : le nantissement. Beaucoup de banques demandent de placer chez elles l'équivalent de 18 à 30 mensualités sous forme d'épargne nantie (assurance-vie, compte bloqué) en garantie. Ce n'est pas de l'argent perdu, c'est de l'épargne immobilisée, mais il faut l'anticiper dans le plan de financement.

Le dossier, enfin, doit être irréprochable et traduit si besoin. Préparez en amont les pièces suivantes :

  • Passeport et justificatif de résidence à l'étranger
  • Trois derniers bulletins de salaire et contrat de travail (ou bilans pour les indépendants)
  • Deux derniers avis d'imposition du pays de résidence
  • Relevés de vos comptes bancaires des derniers mois
  • Justificatif de l'origine de l'apport (épargne, vente, donation)
  • État des crédits et charges en cours
04

Signer à distance, du compromis à l'acte

Faut-il prendre l'avion pour signer ? Non, à aucune étape. Le compromis de vente se signe désormais couramment par signature électronique, en visioconférence avec le notaire ou l'agent. Votre délai de rétractation de dix jours, garanti par l'article L271-1 du Code de la construction et de l'habitation, court à compter du lendemain de la notification du compromis : vous gardez cette porte de sortie sans pénalité, où que vous soyez.

Pour l'acte authentique, la règle est différente mais tout aussi souple. L'acte doit être reçu par le notaire, mais votre présence physique n'est pas obligatoire : vous donnez une procuration notariée à un mandataire, souvent un clerc de l'étude, qui signe en votre nom. Cette procuration se signe devant un consulat de France ou un notaire local (avec, selon les pays, apostille ou légalisation et traduction assermentée). C'est l'étape à préparer tôt, car un rendez-vous consulaire peut prendre des semaines : une procuration en retard ou mal rédigée est la première cause de report d'un achat à distance.

Côté argent, tout transite par le compte séquestre du notaire, un compte bloqué et sécurisé. Le dépôt de garantie (5 à 10 % du prix) puis le solde y sont versés. Le notaire vérifie systématiquement l'origine des fonds au titre de la lutte anti-blanchiment (TRACFIN) : les virements doivent être traçables et justifiés, et tout transfert supérieur à 10 000 € fait l'objet d'une déclaration. Anticipez les délais de virement international, surtout hors zone SEPA, pour ne pas retarder la signature.

05

La fiscalité du non-résident : anticiper pour ne pas surpayer

C'est le terrain où l'on perd le plus d'argent par méconnaissance. Premier cas : vous louez le bien. Les revenus fonciers de source française sont imposés en France. À l'impôt sur le revenu, le non-résident se voit appliquer un taux minimum de 20 % jusqu'à 29 579 € de revenu net imposable (revenus 2025) et 30 % au-delà. Vous pouvez toutefois opter pour le « taux moyen » si, compte tenu de l'ensemble de vos revenus mondiaux, il vous est plus favorable : l'administration retient alors le plus avantageux des deux calculs.

À cet impôt s'ajoutent les prélèvements sociaux, et c'est là que se joue le plus gros levier. Leur taux plein est de 17,2 % (CSG 9,2 %, CRDS 0,5 %, prélèvement de solidarité 7,5 %). Mais si vous êtes affilié à un régime obligatoire de sécurité sociale d'un pays de l'EEE ou de la Suisse, vous êtes exonéré de CSG et de CRDS : ne reste que le prélèvement de solidarité de 7,5 %. Soit 7,5 % au lieu de 17,2 % sur vos loyers et vos plus-values. Attention, ce n'est pas automatique : il faut cocher les cases 8SH ou 8SI de la déclaration. Beaucoup l'oublient et surpaient pendant des années.

Deuxième cas : la revente. La plus-value immobilière d'un non-résident est taxée à 19 % d'impôt sur le revenu plus 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 36,2 % au total, allégés par un abattement pour durée de détention qui conduit, sur le long terme, à une exonération. Les ressortissants de l'UE ou de l'EEE bénéficient en outre d'une exonération spécifique, plafonnée à 150 000 € de plus-value nette, sur un logement. Pour vendre, un résident hors UE et EEE doit désigner un représentant fiscal accrédité (prestataire agréé, souvent rémunéré autour de 0,5 à 1 % du prix) ; les résidents de l'UE et de l'EEE en sont dispensés, comme l'est toute vente inférieure ou égale à 150 000 €.

Troisième point, pour les budgets élevés : l'impôt sur la fortune immobilière. Si la valeur nette de votre patrimoine immobilier français dépasse 1,3 M€ au 1er janvier, vous y êtes soumis, non-résident compris, le barème se calculant en réalité dès 800 000 € avec une décote entre 1,3 et 1,4 M€. Sur les biens de prestige parisiens, le seuil est vite atteint. Enfin, les conventions fiscales bilatérales évitent la double imposition : vérifiez celle qui lie la France à votre pays de résidence.

06

Les pièges propres à l'achat à distance

Acheter de loin ajoute des risques que l'acheteur sur place ne connaît pas, ou sous-estime. Les nommer, c'est déjà à moitié les désamorcer :

  • Le décalage horaire : réagir trop tard sur un bien qui part en 48 h faute d'être disponible au bon moment.
  • La méconnaissance du marché réel : raisonner sur des souvenirs ou sur une logique étrangère (« c'est moins cher qu'à Londres »), alors que les prix parisiens changent d'une rue à l'autre.
  • Le piège des portails : 30 % des ventes se font en off-market, sans annonce ; ne consulter que SeLoger, c'est ne voir que les biens dont personne n'a voulu.
  • Les arnaques : fausses annonces, faux agents, demande d'« acompte » à virer sur un compte privé pour « réserver » un bien jamais vu.
  • Les frais sous-estimés : 7,5 à 8 % de frais de notaire, surcote de taux, change, et le cas échéant représentant fiscal.
07

Pourquoi un chasseur devient presque indispensable à distance

Toutes les difficultés d'un achat parisien (vitesse, off-market, jugement sur place, négociation, paperasse) sont amplifiées par la distance. C'est précisément ce que résout un chasseur d'appartement : 100 % du côté de l'acheteur, sans aucun bien à vous vendre, il est vos yeux, vos jambes et votre négociateur sur le terrain. Là où l'agent défend l'intérêt du vendeur, lui ne défend que le vôtre.

Concrètement, il présélectionne les biens, accède au marché caché, visite dans la journée parisienne avec visio en direct et compte rendu, négocie (nos chasseurs obtiennent en moyenne 5 à 10 % sur le prix affiché, là où le marché tourne autour de 3 à 4 %), puis coordonne banque, courtier et notaire à travers les fuseaux horaires, en anticipant la procuration et, le cas échéant, le représentant fiscal. Nos honoraires, de 2 à 3 % au succès, sont le plus souvent couverts par la seule négociation.

Pour un acheteur basé à l'étranger, ce n'est plus un confort, c'est une assurance : celle d'acheter le bon bien, au bon prix, sans mauvaise surprise au moment de signer. Découvrez notre accompagnement à distance, pensé pour les expatriés et les acheteurs internationaux, de la première visio à la remise des clés.

Questions fréquentes

Un étranger non-résident peut-il vraiment acheter à Paris sans restriction ?

Oui. La France n'impose aucune condition de nationalité ni de résidence pour devenir propriétaire : un non-résident achète dans les mêmes conditions juridiques qu'un Parisien, sans autorisation préalable. La seule formalité incontournable est la justification de l'origine des fonds, que le notaire vérifie au titre de la lutte anti-blanchiment (TRACFIN), avec des virements traçables transitant par son compte séquestre.

Quel apport faut-il pour emprunter depuis l'étranger ?

En général 20 à 30 % du prix, contre 10 à 20 % pour un résident, et jusqu'à 30 ou 40 % pour les pays jugés moins stables. Beaucoup de banques demandent en plus un nantissement, soit l'équivalent de 18 à 30 mensualités placées en épargne bloquée. Le taux est souvent majoré de 0,1 à 0,4 point. Un courtier spécialisé dans les prêts d'expatriés améliore nettement les chances d'acceptation et les conditions obtenues.

Peut-on tout signer sans venir à Paris ?

Oui. Le compromis se signe par signature électronique en visioconférence, avec un délai de rétractation de dix jours (article L271-1). Pour l'acte authentique, votre présence n'est pas requise : vous donnez une procuration notariée à un mandataire (souvent un clerc de l'étude), signée devant un consulat de France ou un notaire local. Préparez cette procuration tôt, car le rendez-vous consulaire peut prendre des semaines.

Quels impôts paie un non-résident propriétaire à Paris ?

S'il loue, l'impôt sur le revenu au taux minimum de 20 % (30 % au-delà de 29 579 €), plus les prélèvements sociaux de 17,2 %, ramenés à 7,5 % s'il est affilié à la sécurité sociale d'un pays de l'EEE ou de Suisse (cases 8SH ou 8SI). À la revente, la plus-value est taxée à 36,2 %, avec abattement pour durée de détention. Et si son patrimoine immobilier français dépasse 1,3 M€, il est redevable de l'IFI.

Ai-je besoin d'un représentant fiscal pour revendre mon bien ?

Cela dépend de votre résidence. Les résidents de l'Union européenne ou de l'EEE en sont dispensés, ainsi que toute vente d'un prix inférieur ou égal à 150 000 €. Un résident hors UE et EEE doit, lui, désigner un représentant fiscal accrédité, un prestataire agréé rémunéré (souvent autour de 0,5 à 1 % du prix), qui se porte garant du calcul de la plus-value auprès de l'administration.

Un projet d'achat à Paris ?

Nos chasseurs d'appartement vous accompagnent gratuitement dans la définition de votre projet et la recherche du bien idéal, négociation comprise.

Parlons de votre recherche

Étude gratuite et sans engagement